Les Myxomycètes

LES MYXOMYCETES

Les Myxomycètes sont des organismes qui vivent la plupart du temps en saprophytes.On les rencontre dans la nature sur des débris organiques divers (feuilles, bois pourri, tannée) soit sous forme de masses gélatineuses mobiles (photo 1), soit sous forme de sporocystes immobiles, générateurs de spores (photos 2 à 5). Leur paroi comporte de la cellulose (avec ou sans chitine) et leur nutrition se fait principalement par phagocytose (capacité d’ingérer et de digérer des éléments étrangers comme des bactéries, des virus,
des champignons...). D’une grande originalité, les Myxomycètes peuvent se déplacer de quelques millimètres à plusieurs centimètres pour trouver lumière et nourriture.

Le cycle de développement d’un Myxomycète

Le cycle de développement de différentes espèces est maintenant bien connu. Dans chaque sporocyste se forment, après méiose, des spores haploïdes (à n chromosomes) qui germent en donnant des zoospores flagellées, lesquelles perdent bientôt leurs flagelles se transformant ainsi en myxamibes. Ces myxamibes fusionnent ensuite par paires (fécondation) pour donner des zygotes-myxamibes diploïdes (2n chromosomes) qui grandissent et dont les noyaux se divisent pour constituer un plasmode. Dès que les conditions climatiques lui
conviennent, le plasmode se fixe et s’organise en un ou plusieurs sporocystes entouré(s) d’une paroi de cellulose et de chitine. Chaque sporocarpe est généralement formé d’un pied ou
stipe et d’un péridium fertile contenant de nombreuses spores disséminées entre les mailles d’un réseau de filaments appelé capillitium. C’est ce réseau qui, gonflant à l’humidité, provoquera l’éclatement du sporocyste et la libération des spores.

Naissance et vie d’un Myxomycète :

Le plasmode est constitué d’un fin réseau rampant. Sa vitesse de croissance dépend de la température, de l’humidité, de la nourriture...Si les circonstances sont favorables, sur les plus grosses veines, apparaîtront bientôt des gouttelettes qui vont s’allonger en forme de massettes. Puis viendra la maturité des spores qui va s’accompagner d’un changement de couleur. Les sporocystes, tout en séchant, pendront au bout de longs fils jaunes. En éclatant, ils libéreront des milliers de spores... Leur dispersion sera confiée au vent et, dans une moindre mesure, à l’eau de ruissellement ou encore aux petits animaux. Pour assurer sa croissance, le plasmode a besoin d’une hygrométrie importante. En cas de conditions défavorables, il se rétracte et peut se replier dans les anfractuosités de son substrat. Pour résister à la sécheresse ou au gel, le plasmode a la faculté de se durcir et de s’enkyster. Il prend alors le nom de
sclérote et peut, sous cet état, sommeiller de très longues périodes. Si les conditions redeviennent favorables, il reprend sa vie de plasmode.

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